Quel est l’impact de l’obésité sur la santé respiratoires?

 

D’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), une personne dont l’IMC (Indice de Masse Corporelle) est compris entre 25 et 30 est classée comme étant en surpoids. Entre 30 et 40, il est question d’obésité modérée à sévère. Au-delà de 40 il s’agirait plutôt d’une obésité très sévère, ou morbide, qui serait associée à une augmentation conséquente des maladies respiratoires chez ces sujets. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est possible de dire que le fait d’avoir un IMC élevé risque de causer ou aggraver les maladies respiratoires.

obésité et difficultés respiratoires

Problèmes respiratoires : Pour quelle forme d’obésité ?

Selon les spécialistes du domaine, il est possible de distinguer deux types d’obésité :  Celle localisée dans le bas du corps surtout au niveau des fesses et des hanches, appelée obésité gynoïde, et celle installée plutôt dans le haut du corps, dite plutôt androïde, et caractérisée par une distribution de la graisse au niveau des parois thoracique et abdominale, ainsi qu’au niveau des organes abdominaux. La première forme d’obésité a moins d’effets sur la fonction respiratoire. Dans l’obésité androïde, par contre, l’accumulation de la graisse empêcherait les mouvements des côtes et des poumons ce qui fait que le sujet ne peut plus inspirer facilement.

Surpoids et problèmes respiratoires : Quel rapport ?

Les personnes comportant un excès conséquent de masse graisseuse rencontrent très souvent des difficultés respiratoires. Ces dernières sont dues particulièrement à une activité métabolique augmentée liée directement au surpoids, et qui exigerait alors à l’organisme plus d’efforts pour assurer les processus respiratoires. Les problèmes liés à la respiration peuvent aussi découler d’une compression de la cage thoracique à cause de l’excès de graisse corporelle, ce qui tend à limiter notamment le volume d’air dans les poumons. Parfois, les troubles respiratoires peuvent être secondaires à des troubles cardiovasculaires, eux-mêmes causés ou aggravés par le surpoids.

Symptômes des troubles respiratoires liés à l’obésité

Une personne présentant des troubles respiratoires liés à l’obésité présente les symptômes suivants :

  • Un essoufflement important à l’effort
  • Un essoufflement au repos
  • Une sensation de manque d’air
  • Une fatigue respiratoire
  • La toux
  • Des difficultés à respirer pendant le sommeil avec des ronflements, des micro-réveils, et l’impression de ne pas avoir assez dormi
  • La fatigue et un endormissement diurne

IMC élevé et maladies respiratoires : Les conséquences

Conséquences physiologiques

Une masse de graisse importante située autour de la cage thoracique et du cou peut entrainer une diminution de la capacité des poumons à modifier leur volume selon la pression exercée sur eux. Ceci risquerait d’entrainer une augmentation du travail respiratoire avec en parallèle une augmentation de la fréquence respiratoire. La personne va donc respirer moins mais plus rapidement. De plus, cela va engendrer également une augmentation des résistances des voies respiratoires supérieures (nez et fosses nasales, bouche, pharynx, larynx), avec des symptômes proches de ceux de l’apnée du sommeil Ceci sans compter un excès de masse grasse aboutissant aussi à une augmentation du volume sanguin, qui serait également responsable de la diminution de la compliance pulmonaire.

De plus, l’obésité provoquerait aussi des dérèglements hormonaux pouvant parfaitement être responsables d’une inflammation des bronches ce qui se traduirait au niveau des processus respiratoires par :

  • Une moindre efficacité des muscles respiratoires
  • Une diminution de la capacité résiduelle fonctionnelle et donc du volume d’air contenu dans les poumons en fin d’une expiration.
  • Un syndrome restrictif, c’est-à-dire une diminution de la capacité pulmonaire à la fin d’une inspiration maximale. En d’autres termes, il s’agirait d’une diminution du volume d’air contenu dans les poumons après une inspiration.

Obésité santé respiratoire / obésité maladies respiratoires : Quel rapport ?

Dyspnée à l’effort ou au repos

C’est par définition un essoufflement excessif pendant un effort qui peut perdurer anormalement après celui-ci, ou un essoufflement au repos, que ce soit de manière intermittente ou pas. La dyspnée est donc une difficulté respiratoire survenant lorsque les besoins en apport d’oxygène et en sortie de dioxyde de carbone sont supérieurs à ce que vont fournir les poumons. Ceci peut être dû à une compression importante de la cage thoracique pour cause d’excès de masse graisseuse qui provoque une fatigue et une gêne respiratoire, avec l’impression de manquer d’air.

Apnée du sommeil

Les blocages de la respiration pendant le sommeil, sont causés soit par une obstruction soit par un rétrécissement des voies respiratoires. Les personnes dont l’IMC est supérieur à 40 ont un risque 10 à 12 fois plus élevé de développer l’apnée du sommeil qui entraine des ronflements, des micro-réveils pendant la nuit, et la journée une impression de ne pas avoir assez dormi, une fatigue avec parfois des endormissements spontanés. [A lire dans le même contexte]

Asthme

Cette inflammation provoque une obstruction des bronches, entrainant une toux, un essoufflement intermittent, et une sensation d’oppression.

Embolie pulmonaire

C’est une migration d’un caillot sanguin vers les poumons. L’embolie pulmonaire peut être mortelle et nécessite une urgence médicale.

Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Elle se définit comme étant une inflammation chronique et progressive des bronches et des poumons, engendrant une bronchite chronique.

Syndrome d’obésité-hypoventilation

La baisse des échanges gazeux dans les alvéoles pulmonaires, entraine une diminution du taux d’oxygène dans le sang et une augmentation du taux de dioxyde de carbone

Régime alimentaire et activité physique : Leur impact sur la perte de poids

Au vu des maladies respiratoires des personnes obèses, celles-ci vont donc faire moins de sport. Mais il faut savoir qu’une activité physique réduite entraine automatiquement un affaiblissement des muscles et notamment ceux liés à la respiration. Il est donc primordial de maintenir une activité physique et même de consulter un spécialiste pour accompagner le patient et lui dire quelles activités physiques lui sont adaptées.

Quant à l’alimentation, une étude a été réalisée par des chercheurs américains qui ont suivi une centaine de milliers de personnes durant une vingtaine d’années. Ils ont remarqué que celles qui ont un score diététique fort en d’autres termes les personnes qui ont un bon apport en légumes, céréales complètes, oméga-3, etc. et qui consomment peu de produits sucrés ou trop salés, ont un moindre risque de développer une BPCO. Avoir une alimentation saine pourrait donc contribuer à une meilleure respiration.

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Posted by dev1

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