L’obésité infantile : tout savoir sur l’obésité de l’enfant

 

Enfant obèse ou dodu : Quelles différences ?

La surveillance du poids et de la taille d’un enfant doit être suivie minutieusement. En effet, un enfant entre 3 et 10 ans qui grandit sans prendre beaucoup de poids est un enfant normal qui n’a pas de problème de poids. Par contre, un enfant qui grandit et qui prend du poids est un enfant qui risque de devenir obèse.

Pour savoir si un enfant est dodu ou obèse il suffit de prendre son carnet de santé et vérifier la courbe qui correspond à l’indice de masse corporelle (IMC= poids /taille²). L’enfant est dodu ou en surpoids quand le chiffre obtenu correspond à une ligne d’IMC atteignant 25 à l’âge de 18 ans. L’enfant est obèse si le chiffre obtenu est au-delà d’une ligne d’IMC atteignant 30 à l’âge de 18 ans.

Voici un exemple pour mieux comprendre la situation : Un enfant de 10 ans qui pèse 45kg et dont la taille est de 1m40 a un IMC de 45/1,402 = 22,95 est considéré comme étant dodu. Il sera obèse s’il pesait 50 kilos.

A la question de savoir si un enfant obèse est destiné à devenir un adulte obèse, il faut savoir que la réponse est non. En effet, la majorité des enfants dodus ne seront pas obèses en devenant adultes. Pour y arriver il est important de grandir sans grossir et pour cela il y a lieu de respecter certains principes alimentaires et pratiquer des activités sportives.

obésité de l'enfant

Comment éviter l’obésité infantile

Les conseils pour éviter l’obésité infantile seront des conseils alimentaires couplés à la lutte contre la sédentarité et ils doivent être renforcés chez des enfants ayant des parents obèses. Nous allons vous expliquer comment éviter l’obésité des enfants selon leur âge.

L’obésité chez le nourrisson

Dans ce cas, c’est l’allaitement maternel et un lait maternisé adapté qui seraient fortement conseillés et de ce fait, il ne pas donner de lait de vache au bébé avant l’âge de 1 an. La diversification ne doit pas être précoce et les portions seront augmentées de manière progressive.
Si le bébé pleure, cela ne veut pas dire qu’il  a forcément faim et il faut donc éviter de donner systématiquement le sein, le biberon ou plus tard un biscuit. De plus et afin de stimuler sa motricité, il y a lieu de laisser bébé un maximum de temps sur son tapis d’éveil et en même temps diminuez le temps de transat car ce dernier ne lui permet que de faire bouger que sa tête et ses jambes.

L’obésité dans la petite enfance

l’enfant a la possibilité de consommer les mêmes aliments qu’un adulte mais il faut faire attention  aux quantités qui doivent s’adapter à ses  besoins.
Il faut donc commencer par lui apprendre à structurer sa journée sur les repas, et il ne faut donc  pas le laisser manger toute la journée. En effet, à cet âge il doit apprendre à ne pas grignoter entre les repas, car l’alternance entre repas et période de satiété est très importante pour la régulation nutritionnelle et pour l’établissement de ses capacités à l’ajustement de sa consommation alimentaire. Cet apprentissage ne peut pas se faire chez un enfant qui grignote souvent.
Pendant le repas, l’enfant doit  apprendre à manger doucement et à mâcher ses aliments. C’est pour ça qu’il ne doit pas manger devant la télé  face au petit écran, il est impossible de mesurer ce que l’on mange.
Il vous reste à le laisser à bouger (vélo, roller, trottinette, piscine etc…) en plus des sports qu’il pratique et imposer à votre convenance le nombre d’heures passées devant la télé et les jeux vidéo.

 L’obésité chez le grand enfant en période péripubertaire

C’est le moment où les enfants grandissent le plus, et à ce titre, il faut réaliser un certain ajustement entre les quantités et les besoins de la croissance et corriger les lacunes. Mais à cet âge les différences interindividuelles sont parfois très grandes et sont encore plus marquées entre les garçons et les filles. Il est en effet difficile d’expliquer à une petite fille de 9 ans qu’elle ne peut pas manger comme son frère de 15 ans notamment en quantité. A cet âge les garçons vont tendance à développer du muscle en grandissant alors que la jeune fille va plutôt acquérir et ce naturellement de la masse graisseuse !
Même si ces enfants sont plus autonomes il ne faut pas abandonner et garder les mêmes conseils diététiques que pour les plus petits. La pratique régulière d’un ou plusieurs sports est parfaitement conseillée mais il y a lieu de faire attention à la télé et à l’ordinateur et ne pas leur permettre de les manipuler plus de 3 h par jour.

L’obésité à l’adolescence

C’est un moment très difficile car l’enfant développe en cette période un comportement alimentaire propre à son âge. En effet, ses goûts et son comportement alimentaire vont ressembler à ceux du groupe de son appartenance. Cette période est nécessaire notamment si elle est conflictuelle. Grignotages, déstructurations des repas, goûts spéciaux, etc. sont des comportements vraiment banals à cet âge.

Enfant obèse : Quel risque médical ?

Le risque principal de l’obésité à court terme à cet âge est que l’enfant reste à l’écart par les moqueries de ses camarades, qui le poussent à une perte d’estime de soi. L’enfant va se replier sur lui-même et ne va plus participer aux activités collectives comme le sport ce qui va vraiment entraver la vie quotidienne de l’enfant obèse.

Les risques médicaux à long terme sont :

  • L’hypertension artérielle,
  • La croissance des triglycérides qui entrainent des risques de maladies cardiovasculaires,
  • Un diabète,
  • Les problèmes articulaires qui empêchent la pratique des activités sportives,
  • Ostéonécrose de la tête du fémur

Les enfants très obèses, peuvent avoir le syndrome d’apnée du sommeil qui peut donner des troubles de la scolarité car le mauvais sommeil et la somnolence dans la journée i peuvent empêcher la mémorisation et l’attention.

Les régimes non adaptés à l’âge et aux besoin de l’enfant sont risqués. En dehors des carences nutritionnelles (surtout en vitamines et oligo-éléments) ces régimes très restrictifs sont suivis en général d’une reprise pondérale rapide qui peut déstabiliser psychiquement l’enfant.

Prise en charge de l’enfant obèse

Le premier objectif à atteindre pour l’enfant dodu est la stabilisation pondérale : Si on part du principe que grandir sans grossir c’est équivalent à mincir. Mais dans ce cas, l’enfant mincit. Il ne s’agit pas dans ce cas d’une perte de poids mais de baisser sa corpulence visualisée par l’IMC ( IMC = poids /taille²). Essayer de mincir, ce n’est pas juste un mauvais moment à passer, c’est modifier définitivement son alimentation et ses loisirs.
Pour un enfant plus gros, et donc obèse, une perte de poids qui suit  une augmentation de la taille est souhaitable. Par contre dans les deux cas il n’est pas possible de constater un poids idéal et il faut donc attendre parfois des mois, ou même des années pour atteindre l’objectif fixé.

Les médecins qui prennent en charge ce type de patients vont leur définir des objectifs réalistes en encadrant les périodes difficiles, fêtes, examens, vacances… Les fêtes et les anniversaires sont par définition des jours exceptionnels où il est permis de manger plus à condition de reprendre les bonnes habitudes dès le lendemain. Pour les vacances, le problème est différent : l’idéal est d’en profiter pour intensifier son activité physique tout en évitant de trop augmenter les apports alimentaires. Si l’enfant n’arrive pas à se soumettre aux consignes ou si les résultats ne sont pas satisfaisants, une prise en charge psychologique peut être souhaitable.

Des séjours en centres spécialisés de courte durée pour renforcer la prise en charge ou pour une période plus longue (1 an ou 2 ans) peuvent être programmés.

Categories:

Posted by dev1

Leave your comment

Please enter comment.
Please enter your name.
Please enter your email address.
Please enter a valid email address.